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ÉCONOMIE - POLITIQUE - 21 mars 2019

Alexandre Benalla mis en examen après son selfie avec une arme

 L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron est visé par de nouveaux chefs d’inculpation. Alexandre Benalla a été mis en examen pour « port sans motif légitime d’arme de catégorie B » ainsi que pour « violences volontaires en réunion » et « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » ce mercredi 20 mars, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Ces mises examen portent sur deux affaires distinctes. La première est celle du fameux selfie avec une arme ,révélé fin septembre par Mediapart. Devant les juges, Alexandre Benalla avait affirmé qu’il s’agissait d’un pistolet à eau et avait laissé entendre que ce n’était peut-être pas lui qui avait l’objet en main. Une version sérieusement mise à mal par les témoignages recueillis par les enquêteurs. Par ailleurs, une note de Tracfin (le service de renseignement de Bercy) a révélé qu’il avait effectué des achats dans une armurerie les jours précédant ce cliché. Ce document a été versé au dossier.

Les chefs de « violences volontaires en réunion » et « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » concernent les faits survenus le 1er mai au Jardin des Plantes, quelques heures avant les faits de violences de la place de la Contrescarpe, révélés par Le Monde, qui lui ont valu sa première mise en examen, le 22 juillet.

Ce jour de 1er-Mai, le jeune homme de 27 ans et son ami Vincent Crase, ex-employé de la République en Marche, se trouvaient en « observateurs » embarqués avec les forces de l’ordre de la Préfecture de police. Depuis l’été, l’affaire Benalla, qui n’en finit pas d’empoisonner l’exécutif, a donné lieu à l’ouverture de cinq procédures judiciaires distinctes et de nombreux rebondissements.

Jeudi, le Bureau du Sénat décidera de saisir ou non la justice au sujet des déclarations sous serment d’Alexandre Benalla et Vincent Crase lors de leurs auditions, « susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage ». Il devra aussi trancher sur le cas de trois responsables de l’Elysée, pour « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » relevées lors des auditions.