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ÉCONOMIE - POLITIQUE - 12 mars 2019

Boeing sommé par les États-Unis de modifier ses 737 MAX

Les États-Unis continuent pour l’instant de faire voler leurs Boeing 737 MAX 8 et 737 MAX 9. Ils ont pris le contrepied de pays comme la Chine en annonçant ce lundi 11 mars qu’ils ne cloueraient pas leurs avions au sol après l’accident mortel d’un appareil de ce type dimanche en Éthiopie. Mais Boeing devra toutefois procéder à des modifications sur ces modèles.

L’agence fédérale de l’aviation (FAA), un des principaux régulateurs du transport aérien, a demandé à l’avionneur d’effectuer les changements requis « au plus tard en avril », selon une communication aux autorités de l’aviation civile internationale. Ces modifications portent sur des logiciels et le système de contrôle MCAS conçus pour éviter les décrochages de ces avions. Boeing doit également actualiser le manuel destiné à la formation des pilotes de ces avions.

« Si nous identifions un problème affectant la sécurité, la FAA prendra des mesures immédiates et appropriées », a-t-elle assuré.

Les autorités américaines prennent clairement le contrepied de l’Indonésie, de la Corée du Sud, de la Mongolie et surtout de la Chine, qui représente à elle seule un tiers des 350 737 MAX 8 actuellement en service. Le Bureau chinois de l’aviation civile a demandé aux compagnies aériennes chinoises de suspendre les vols de leurs Boeing 737 Max 8 jusqu’à confirmation par les autorités américaines et Boeing des « mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols ».

Un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s’est écrasé dimanche au sud-est d’Addis Abeba peu après le décollage, tuant les 157 passagers et membres d’équipage. C’est ce même modèle, version remotorisée du 737, qui s’était abîmé en mer en Indonésie fin octobre, entraînant la mort des 189 personnes à bord, là aussi quelques minutes après le décollage.

À l’époque, Jakarta n’avait pas jugé utile d’immobiliser ses appareils, même si, depuis l’accident de Lion Air, le 737 MAX suscite de nombreuses interrogations dans la communauté aéronautique.