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ÉCONOMIE - 10 juillet 2019

Bulletin économique du Maghreb

Les services douaniers tunisiens sont parvenus au cours des six premiers mois de l’année 2019, à recouvrir des recettes estimées à 4 milliards de dinars (1,23 milliard d’euros), soit une hausse de 8% par rapport à la même période de l’année 2018.

Selon un communiqué publié mardi, la direction générale de la Douane tunisienne, cette procédure s’inscrit dans le cadre de la réception de revenus au profit de la trésorerie de l’Etat.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le commerce illicite, les unités de la garde douanière ont procédé, durant la même période à 14451 patrouilles de contrôle des moyens de transport et des marchandises sur tout le territoire.

Elles ont également pris d’assaut 598 fois des entrepôts et des locaux où sont dissimulées des marchandises en contrebande, ce qui a permis d’établir 44.330 procès dans lesquels la valeur des marchandises saisies est estimée à environ 197 millions de dinars (1 euro=3,20).

Pour la lutte contre la drogue en contrebande, les services frontaliers de la douane dans les différents postes frontaliers terrestre, maritime et aérien ont saisi 450 mille pilules d’ectasie et de subitex, 57,5 kg de marijuana, 38,3 kg de résines de cannabis et 4,9 kg de cocaïne.

Par ailleurs, les marchandises saisies et stockées dans les entrepôts de la douane ont permis de fournir au profit de la trésorerie de l’Etat, des revenus estimés à 38,1 millions de dinars provenant de la réalisation de 501 opérations de vente aux enchères.

Une stratégie visant à promouvoir le secteur des exportations agricoles en Tunisie sera mise en place prochainement, a annoncé mardi à Tunis le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb.

S’exprimant lors d’une conférence sur les exportations agricoles, il a fait savoir que cette stratégie a pour objectif de maîtriser les importations et de réduire le déficit de la balance commerciale alimentaire, rappelant, à cet égard, que le secteur agroalimentaire était classé 3ème, au cours de la période 2010-2018, en matière d’exportations, après les secteurs de l’industrie et des produits miniers et énergétiques. 

D’après lui, la promotion des exportations agricoles nécessite de renforcer la coordination entre les exportateurs et développer leurs capacités de négociation, annonçant, dans ce contexte, qu’il a été décidé de transformer la direction actuelle de la coopération internationale en une direction générale de la coopération internationale et du commerce extérieur.

Le ministre du Transport, Hichem Ben Ahmed a indiqué, pour sa part, que la compagnie aérienne nationale « Tunisair » et la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) vont procéder à la location d’un avion et d’un navire dédiés uniquement au transport des marchandises. 

Il a ajouté qu’un espace consacré au transport aérien des marchandises est actuellement en cours d’aménagement à l’aéroport de Tunis-Carthage.

De son côté, le directeur général de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) Hamed Al-Dali Hassan a indiqué que les grands axes de cette stratégie s’articuleront essentiellement autour du développement des services du transport et de la logistique et de l’amélioration de la gouvernance du secteur, à travers notamment la révision du cadre juridique et réglementaire », a-t-il indiqué lors d’une conférence sur la promotion des exportations agricoles.

Il a précisé que cette stratégie qui sera élaborée dans le cadre d’une approche participative rassemblant les différentes parties prenantes, permettra non seulement de développer les exportations agricoles mais également d’assurer la sécurité alimentaire et d’améliorer le taux de croissance nationale.

Et de souligner que la promotion des exportations agricoles requiert aussi d’améliorer la production et la compétitivité des produits agricoles tunisiens, de mettre en avant les produits labellisés notamment biologiques et d’assurer leur conformité aux normes internationales.

Le DG de l’Onagri a déploré l’absence d’une vision claire et d’une véritable culture de production ayant pour finalité l’exportation, expliquant que les produits agricoles ne sont exportés que lorsqu’il y a une surproduction. 

Il a également rappelé le manque de liens entre les différentes chaînes agricoles ( production, transformation, transport et exportation) et une insuffisance au niveau de la coordination entre les acteurs des filières. 

MAP