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POLITIQUE - SOCIÉTÉ - il y a 2 semaines

Démantèlement d’un gang de cybercriminels à fès

La police judiciaire marocaine a arrêté la semaine dernière à Fès 11 suspects qui auraient participé à la formation d’un gang spécialisé dans la cybercriminalité.

Les crimes présumés du groupe comprennent le vol, la violation de systèmes de traitement automatisé de données, la falsification de documents de l’administration publique et la vente d’articles volés.

Les enquêtes de la police locale et du laboratoire national de lutte contre la criminalité technique ont révélé que l’une des principales activités criminelles du groupe était le piratage de comptes bancaires nationaux et internationaux en accédant à des bases de données privées. Les suspects ont utilisé le compte bancaire piraté pour effectuer des achats en ligne, puis revendre les produits.

Le groupe aurait également utilisé des cartes d’identité et des permis de conduire contrefaits pour confirmer des transactions en ligne.

Dimanche, le juge d’instruction de la cour d’appel de Fès a décidé de placer sept suspects en détention, dans l’attente de nouvelles investigations. Pendant ce temps, les quatre suspects restants resteront sous surveillance jusqu’à leur prochaine audience.

Cybercriminalité au Maroc
Si la cybercriminalité n’est pas aussi répandue au Maroc que la criminalité ordinaire, elle a contraint la police marocaine à mettre à niveau ses outils techniques et à intensifier ses opérations pour protéger les internautes.

En décembre 2019, la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN) du Maroc a annoncé que la police avait répondu à 384 cas de cybercriminalité l’année dernière.

La majorité des crimes sont des escroqueries en ligne et du chantage sexuel. Un grand nombre de crimes visaient des étrangers vivant en dehors du Maroc.

La police marocaine a transféré 61 des cas enregistrés à l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL). Les autorités locales ont également transféré neuf autres cas transfrontières au Ministère marocain des affaires étrangères pour les résoudre de manière diplomatique.

Le Maroc a été le premier pays non européen à signer la Convention de Budapest sur la cybercriminalité en 2001.

Le traité international vise à lutter contre les crimes liés à Internet et aux ordinateurs en harmonisant les lois nationales, en améliorant les techniques d’enquête et en augmentant la coopération entre les nations.