Acceuil ÉCONOMIE La procédure d’abandon de poste sera appliquée à l’encontre des enseignants n’ayant pas encore rejoint leur lieu de travail
ÉCONOMIE - POLITIQUE - 28 mars 2019

La procédure d’abandon de poste sera appliquée à l’encontre des enseignants n’ayant pas encore rejoint leur lieu de travail

Le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Said Amzazi a annoncé, mercredi à Rabat, que la procédure d’abandon de poste sera appliquée à l’encontre des enseignants-cadres des académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) qui n’ont pas encore rejoint leur lieu de travail.

S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à ce dossier, en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, Amzazi a indiqué que « sur décision du gouvernement, une procédure de licenciement a été engagée à l’encontre de cette catégorie d’enseignants-cadres qui prétendent former des coordinations, entravent le cours normal du service public et portent atteinte au droit des élèves à la scolarité », précisant qu' »ils seront licenciés par les directeurs des AREF ».

Concernant les enseignants stagiaires au niveau des Centres régionaux de l’éducation et de la formation (CREF) « qui ont été incités par les coordinations à abandonner leur formation et à sortir dans la rue », le ministre a indiqué qu’ils seront remplacés par les candidats de la liste d’attente, rappelant qu’ils ont signé l’engagement de formation qui stipule que toute absence dépassant cinq jours entraînera l’application de cette procédure par les académies.

Pour ce qui est des enseignants contraints à abandonner les classes,  Amzazi les a appelés à reprendre leur travail, ajoutant que toutes les garanties leurs seront accordées pour ne faire l’objet d’aucune mesure, sachant que cet arrêt de travail entraînera, quand même, une retenue sur salaire.

« Les coordinations, ne jouissant d’aucune légitimité la prédisposant à convoquer une grève, nous a mis devant un cas d’atteinte au service public, ce qui va à l’encontre de l’intérêt général et du droit de l’élève à la scolarisation », a noté le ministre.

Il a, en revanche, salué le sens de responsabilité des enseignants qui ont placé les intérêts des élèves avant toute considération et ont continué à remplir leur devoir professionnel, ainsi que les enseignants qui se sont portés volontaires pour assurer un soutien scolaire aux élèves et compenser le temps perdu, ainsi que la mobilisation des parents et des tuteurs pour assurer le droit de leurs enfants à la scolarisation.

Il a également rassuré les parents et les tuteurs des élèves quant à la continuité du service public et de la garantie du droit des élèves à la scolarisation, en rappelant que les AREF et leurs directions provinciales ont pris toutes les mesures nécessaires pour assurer le temps scolaire, rattraper les heures perdues et garantir la protection nécessaire pour tous les enseignants à l’intérieur et à proximité des établissements scolaires, afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions dans les meilleures conditions.

Il a, de même, tenu à affirmer qu’il n’y a plus lieu de parler de la contractualisation, puisque ce mode de recrutement a été définitivement abandonné après l’approbation, par les conseils d’administration des AREF, réunis le 13 mars en une session extraordinaire, des amendements introduits aux statuts des cadres de ces académies, et l’abrogation de toutes les dispositions qui renvoient à la « contractualisation ».