Acceuil POLITIQUE Le Maroc s’engage à répondre à l’augmentation des crimes contre les enfants
POLITIQUE - SOCIÉTÉ - 28 septembre 2020

Le Maroc s’engage à répondre à l’augmentation des crimes contre les enfants

Le Ministre des droits de l’homme El mustapha Ramid a publié une déclaration pour annoncer l’intention de son département de tenir une série de consultations «avec plusieurs parties prenantes» pour discuter de l’augmentation des crimes contre les enfants au Maroc.

Ramid a déclaré sur Facebook que le ministère avait décidé d’organiser des réunions de consultation avec les ministères, les institutions et les organes spécialisés pour étudier le bilan national en termes de droits des enfants et «les mécanismes et moyens ou la protection et la prévention des violations, des lacunes et d’éventuelles violations de la loi. et pratique à cet égard.

La déclaration de la ministre intervient après la mort de Naima, une fillette de 5 ans retrouvée morte dans une région éloignée de son domicile à Zagora, dans le sud-est du Maroc.

Un berger a trouvé les restes de Naima décomposés. Le berger a immédiatement informé les autorités.

Le procureur de Ouarzazate a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer la cause du décès de Naima.

Le père de Naima a déclaré aux médias qu’il voulait que justice soit rendue pour sa fille, qui a disparu le 17 août.

«Je veux que quiconque est responsable de sa mort reçoive une punition si la cause de la mort n’est pas naturelle.»

De nombreux citoyens ont lié la disparition et la mort de Naima à l’enlèvement, au viol et au meurtre d’Adnane Bouchouf, un garçon de 11 ans à Tanger.

Le garçon a été kidnappé par un homme de 24 ans, qui a violé Adnane et l’a tué de sang-froid.

L’agresseur a enterré Adnane près de chez lui et a changé d’apparence pour éviter d’être arrêté après que les citoyens aient lancé une campagne sur les réseaux sociaux dans le but de retrouver l’enfant disparu.

La police a également arrêté trois autres suspects pour ne pas avoir dénoncé l’auteur.

L’augmentation des cas médiatisés de pédophilie et de maltraitance d’enfants au Maroc a conduit plusieurs militants à défendre l’application de la peine de mort en tant que punition pour les crimes contre les enfants. La question a divisé l’opinion publique, certains militants appelant le gouvernement à renforcer le cadre juridique pour protéger les enfants.