Acceuil POLITIQUE Le parquet de Laâyoune ouvre une enquête judiciaire au sujet d’un événement hostile au Maroc
POLITIQUE - il y a 3 semaines

Le parquet de Laâyoune ouvre une enquête judiciaire au sujet d’un événement hostile au Maroc

Le procureur général du Maroc près la cour d’appel de Laâyoune a ordonné une enquête après que des militants pro-Polisario aient organisé un événement portant atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc dans la ville du sud.

L’agence de presse «officielle» du Polisario a rapporté le 20 septembre que des «militants» avaient participé à un événement organisé pour contester la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. le même jour.

En réponse à la manœuvre des partisans du Polisario, le procureur a souligné mardi que l’enquête judiciaire faisait suite à une atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc, y compris des incitations claires à commettre des actes contraires au code pénal.

L’enquête permettra au système judiciaire marocain de prendre les mesures juridiques adéquates pour sanctionner ceux qui portent atteinte à l’intégrité territoriale du pays, afin de garantir la préservation des pierres angulaires de la nation, a ajouté le procureur général.

Le Polisario a mené à plusieurs reprises des manœuvres au mépris du processus politique dirigé par l’ONU pour trouver une solution convenue et mutuellement acceptable au conflit du Sahara occidental.

Les provocations condamnées du Polisario à Guerguerat

Moins d’une semaine après l’événement «anti-occupation» de Laâyoune, le 26 septembre, l’ONU a répondu à une manœuvre du Polisario dans la région. Les Nations Unies ont adressé un message d’avertissement au Front Polisario contre les obstacles à la circulation dans la zone tampon.

«Le trafic civil et commercial régulier ne doit pas être entravé et aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer une modification du statu quo dans la zone tampon», a déclaré Farhan Haq, le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Guerguerat est une zone qui connaît un trafic civil et commercial important, reliant le Maroc à l’Afrique subsaharienne.

L’ONU avait reçu des informations sur les manœuvres parrainées par le Polisario à Guerguerat, une ville située à la frontière Maroco-mauritanienne. C’est dans la zone tampon que la MINURSO, la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Sahara occidental, surveille strictement.

De plus, la presse mauritanienne a évoqué des actions «sans précédent» du Polisario dans la zone tampon le 31 août.

Des rapports similaires suggèrent que des sympathisants du Front Polisario envisagent d’organiser un sit-in dans la ville de Guerguerat « dans les prochains jours ».

Au nom de l’ONU, Haq a exhorté le groupe séparatiste à quitter la zone immédiatement.

Le 27 septembre, un jour après le message de l’ONU, l’inspecteur général des Forces armées royales Abdelfettah Louarak a visité la zone tampon. Il s’est rendu dans la région à la suite des manœuvres du Polisario afin d’évaluer la situation et une réponse potentielle «des provocations séparatistes continues».

Opposition au Polisario dans la zone tampon

Ce n’est pas la première fois que l’ONU met en garde la MINURSO contre les risques que la présence du Polisario à Guerguerat représente pour la stabilité régionale.

En avril 2018, l’ancien Représentant spécial pour le Sahara occidental et chef de la MINURSO Colin Stewart a déclaré que l’ONU était très «préoccupée» par la présence constante et provocante du Front dans la zone. Stewart a appelé les dirigeants du Polisario à « se retirer immédiatement mais aussi à s’abstenir de tout mouvement déstabilisateur ».

Malgré de nombreuses tentatives de déstabilisation de la région, un nombre écrasant de locaux soutiennent le Maroc et défend son intégrité territoriale dans la région, et ne considèrent pas le Polisario comme son représentant légitime.

Cela s’est manifesté dans une pétition que les habitants du Sahara occidental ont signée en 2019, en réponse à des revendications mettant en doute la légitimité d’un accord UE-Maroc sur la pêche et l’agriculture dans la région.

Le Maroc, selon les pétitionnaires, est « le seul représentant légitime de nos intérêts et de notre volonté ».