Acceuil ÉCONOMIE Marine le Pen sur E1: Je ne vais pas où je ne suis pas invitée ni souhaitée, et je ne veux pas participer à une instrumentalisation politicienne.
ÉCONOMIE - POLITIQUE - SOCIÉTÉ - 19 février 2019

Marine le Pen sur E1: Je ne vais pas où je ne suis pas invitée ni souhaitée, et je ne veux pas participer à une instrumentalisation politicienne.

Les « gilets jaunes » vont participer mardi aux marches prévues contre l’antisémitisme dans toute la France, au nom de la lutte contre le racisme. Mais d’autres craignent une récupération politique.

Marine Le Pen a dénoncé une instrumentalisation politicienne.

« Je ne vais pas là ou je ne suis pas souhaitée et désirée »


INTERVIEW 
Marine Le Pen ne participera pas à la manifestation parisienne d’union contre l’antisémitisme, organisée mardi soir par quatorze partis politiques à l’initiative du PS. « Je ne vais pas là ou je ne suis pas souhaitée et désirée », a expliqué la présidente du Rassemblement national au micro d’Audrey Crespo-Mara, sur Europe 1.

« Nous n’avons pas été invités », indique Marine Le Pen, qui estime qu’Olivier Faure, le patron du PS à l’origine de ce rassemblement « a indiqué de la manière la plus claire qui soit que [le RN] ét[ait] exclu ». Elle reconnait également que sa présence pourrait générer des troubles « par un certain nombre de groupuscules et de militants de gauche, très certainement ». Le parti de Marine Le Pen va organiser toutefois son propre hommage « séparé », en fin de journée, aux victimes de l’antisémitisme.

« D’où provient cet antisémitisme ? » « Je ne veux pas participer à une instrumentalisation politicienne », ajoute par ailleurs la députée du Pas-de-Calais, qui estime que les personnalités qui vont défiler mardi soir sont en partie responsables de la flambée des actes antisémites en France. « Aujourd’hui, la politique qui a entraîné cette situation est de la responsabilité des partis qui vont manifester ce soir », tacle-t-elle. « La vraie question, aujourd’hui, c’est d’où provient cet antisémitisme, c’est la question essentielle », interroge Marine Le Pen, qui reproche aux responsables politiques ayant été aux affaires ces dernières années d’avoir « laissé s’installer un fondamentalisme islamiste qui est incontestablement à l’origine de l’antisémitisme aujourd’hui ». « On refuse de pointer du doigt le véritable danger », ajoute-t-elle.

Des groupuscules d’extrême droite « dont le nombre de membres est dérisoire ». Pour la présidente du Rassemblement national, la hausse de 74% des actes antisémites enregistrés en France en 2018 ne peut pas être imputée à l’extrême droite. « L’extrême droite antisémite en France, aujourd’hui, ce sont quelques groupuscules dont le nombre de membres est dérisoire », soutient-elle. « J’en suis la première victime », poursuit-elle, estimant être attaquée « tous les jours », via les réseaux sociaux et les blogs, par ces « groupuscules ».

Europe 1