Acceuil SOCIÉTÉ Pédophilie: le Maroc arrête un imposteur «chirurgien plasticien» attirant des enfants
SOCIÉTÉ - il y a 3 semaines

Pédophilie: le Maroc arrête un imposteur «chirurgien plasticien» attirant des enfants

Face à une augmentation nationale des cas de pédophilie très médiatisés, la police de Zeghanghane, une ville de la province marocaine de Nador, a arrêté jeudi un homme qui se serait fait passer pour un chirurgien plasticien pour attirer des enfants.

La mère d’un garçon de 13 ans a porté plainte contre le suspect, l’accusant de se faire passer pour un médecin sur les réseaux sociaux.

L’accusé de 32 ans, selon le plaignant, a convaincu le garçon de le laisser pratiquer une chirurgie reconstructive du nez.

La plaignante pense que le suspect avait l’intention d’agresser sexuellement son fils, selon la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN).

Après avoir reçu la plainte, les services de sécurité ont déterminé que l’homme prétendait à tort être un chirurgien plasticien.

La police de Zeghanghane a arrêté l’homme pour tentative d’attirer un mineur via les réseaux sociaux, tentative d’attentat à la pudeur et usurpation d’une fonction régie par la loi.

Le prévenu est en garde à vue. Il reste à la disposition de l’enquête préliminaire sous la supervision du parquet compétent afin de clarifier les détails de l’affaire et d’identifier ses crimes potentiels.

Les cas de pédophilie et de crimes contre les enfants au Maroc ont récemment fait l’objet d’un examen public, relançant un débat sur ce qui constitue une punition appropriée pour les agresseurs d’enfants.

Le 11 septembre, la police de Tanger a découvert la dépouille d’Adnane Bouchouf, un garçon de 11 ans porté disparu plus tôt dans la semaine. Un voisin de 24 ans a kidnappé le garçon, l’a violé, tué et enterré sa dépouille dans un jardin près de sa maison.

L’affaire a déclenché un tollé national, le roi Mohammed VI adressant ses condoléances à la famille de la victime.

Des milliers de Marocains ont appelé le gouvernement à condamner à mort le meurtrier d’Adnane. L’article 474 du code pénal marocain dispose que l’enlèvement d’un mineur est passible de la peine de mort si la victime décède.

Le Maroc a mis un moratoire sur sa peine de mort en 1993. Cependant, la première chambre criminelle de la cour d’appel de Tanger a prononcé la peine de mort dans une affaire différente cette semaine.

Le tribunal a poursuivi le père et la belle-mère d’un garçon de 7 ans pour meurtre avec préméditation, brutalité et sévices corporels, conformément aux articles 392 et 399 du code pénal marocain. La police a arrêté le couple, qui a tué le garçon et démembré son corps, en novembre 2019.